SHIKOKU HENRO TOUR 2010
(Pèlerinage des 88 temples de Shikoku)


(photo par Steve Gaudin)

Thierry Del Socorro : plasticien de formation et passionné par la culture traditionnelle japonaise depuis l’adolescence, Thierry est aussi budôka (il est le co-fondateur du dôjo Omori40) et chajin (il est membre de l’école de thé Sôhen ryû, branche de Tôkyô).

 

Quel(s) souvenir(s) gardez-vous de votre  séjour en Shikoku ?
Une aventure humaine incroyable. J’ai eu l’occasion pendant mon séjour de rencontrer des gens exceptionnellement accueillants. Tout d’abord sur la route, lorsque nous marchions (avec mes camarades Christian et Steve Gaudin) sur les traces de Kôbô Daishi : de parfaits inconnus accouraient pour nous offrir des “osetai” (offrandes que les gens donnent aux pèlerins. Exemple : thé, gâteaux, menue monnaie, etc. ). Ensuite, chaque jour a été propice à de nouvelles rencontres, que ce soit avec les membres de Shikoku Muchujin qui nous accompagnaient (Nobuko san, Yuki san, Masuda san, je ne vous oublie pas et vous garde en mon “kokoro”) ou avec les personnes que nous visitions. J’ai été heureux et honoré de pouvoir rencontrer Chujo sensei, Higasa Sensei, sans oublier l’équipe du Eirakutei.

Très franchement ? Toutes les journées de mon séjour ont été exceptionnelles…

Qu’est-ce qui vous a le plus séduit(e) ?

La découverte d’un Japon rural, lors des marches que nous avions à faire d’un temple à un autre. Même si nous n’avions rien des véritables “ohenro-san” (pèlerins) que nous avons pu croiser, le peu que nous avons marché m’a permis de découvrir cette beauté simple, cette nature si présente à  Shikoku, une nature totalement disparue des grandes villes du Honshu.
Et puis bien entendu, il y a eu les 2 ochaji… moments inouïs et  inoubliables.

A votre retour en France, avez-vous eu l’opportunité de continuer d’une manière ou d’une autre à faire parler de Shikoku. Si oui, comment ?
J’ai remis à plat et complété les pages dans lesquelles j’ai raconté mon séjour. Ces pages sont regroupées et accessibles par tous depuis la page d’accueil de mon site. J’ai également créé une galerie photo sur flickr.com, regroupant une sélection de ce que je considère comme être mes “meilleures” photos.

Enfin, j’ai eu l’occasion de donner une conférence lors de la Japan Expo 2011 de Paris, lors de laquelle j’ai pu exposer les différentes étapes qui jalonnent un ochaji.

Que souhaiteriez-vous visiter ou que voudriez-vous faire si vous deviez revenir à Shikoku ?
Tout ce que je  n’ai pas eu l’occasion de voir ! ^___^
Tout particulièrement la maison Chiiori. J’ai découvert ce lieu dans un livre il y a 6 ou 7 ans. j’en suis tombé immédiatement amoureux. Je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de la découvrir lors de mon séjour. Mais, un jour, j’y passerai une nuit.
Petite anecdote à ce sujet : j’ai un peu de “Chiiori” dans mon petit bout de jardin, et ce grâce à Sophie Le Berre (qui a participé à la première édition des Shikoku Tours). Connaissant mon amour pour le lieu, elle a eu la délicate attention de me ramener des graines de “shiso”, qu’elle avait prélevées lors de son passage là bas. Je lui en suis extrêmement reconnaissant, c’est un très beau cadeau qu’elle m’a fait.

Quel est votre actualité du moment ?
Le thé occupe de plus en plus une place prépondérante dans ma vie, j’en suis heureux. La vie m’a apporté de ce point de vue, des choses que je ne pouvais espérer . Je me sens donc redevable. Ainsi, j’accueille régulièrement des personnes au sein de Chisôan, ma “cabane au fond du jardin”, pour y partager des moments de thé ou faire découvrir (avec tout l’humilité qu’il se doit) la beauté de cette culture du thé qui a si profondément marqué la culture traditionnelle japonaise. J’ai eu la chance d’y recevoir Sophie Le Berre, David Billa et son épouse Yasuyo ; à chaque fois, de bonnes occasions de nous replonger ensemble dans nos souvenirs de Shikoku.


SHIKOKU ART FESTIVAL TOUR 2010

Delphine Mach alias “Aki” : après avoir effectué des études en graphisme à l’école Duperré à Paris, est auteure illustratrice depuis 2008. Elle publie principalement dans l’édition et la presse jeunesse. Elle a signé ses premières séries d’albums jeunesse chez Gallimard jeunesse et sortira en novembre 2011 son premier livre de cuisine illustré, adapté du blog culinaire qu’elle tient avec ses 2 sœurs.

 

Quel(s) souvenir(s) gardez-vous de votre  séjour en Shikoku ?
C’était mon premier voyage au Japon. J’attendais beaucoup de ce voyage et je n’ai pas été déçue. J’ai eu un véritable coup de cœur pour cette région qui a su garder son côté traditionnel tout en pensant à l’avenir (Naoshima). Les personnes que j’ai rencontré ont toutes été adorables et je suis restée en contact avec une partie de ces gens.

Qu’est-ce qui vous a le plus séduit(e) ?
J’ai adoré les paysages dépaysants, la proximité avec la mer.

A votre retour en France, avez-vous eu l’opportunité de continuer d’une manière ou d’une autre à faire parler de Shikoku. Si oui, comment ?
J’ai laissé les archives de mes carnets de voyage ouvertes, j’espère que j’ai réussi à donner envie à mes lecteurs de découvrir cette région magnifique. J’espère un jour faire quelque chose de mes carnets mais par manque de temps et de recul, pour l’instant, je les ai mis de côté.

Que souhaiteriez-vous visiter ou que voudriez-vous faire si vous deviez revenir à Shikoku ?
Si je revenais à Shikoku (et c’est prévu ;), je retournerais à la maison Chiiori qui est un petit paradis caché dans la Vallée d’Iya. J’irais voir le 3ème musée de Tadao Ando sur l’île de Naoshima, j’irais voir les Naruto…

Quel est votre actualité du moment ?
Je travaille actuellement sur un livre de cuisine illustré avec mes sœurs qui paraîtra début novembre aux éditions Alternatives. Après ça, je vais continuer les séries d’albums que j’ai commencé chez Gallimard jeunesse : Pan & Chat ainsi que Les Trois Grains de Riz.

 

 

 

David Billa (ダヴィッド ビラ) professeur d’anglais et de français, découvre le Japon sur le tard et complètement par hasard. Alors qu’il est de retour en France après plusieurs années passées aux États-Unis, il rencontre sa femme qui se trouve être japonaise. Et c’est tout simplement en apprenant à connaître la culture de son épouse qu’il s’est rapidement passionné pour le Japon, sa culture et son histoire. Au point que s’y installer semblait être la suite logique.

 

Quel(s) souvenir(s) gardez-vous de votre  séjour en Shikoku ?
Le voyage de Shikoku d’octobre 2010 fut un voyage très marquant pour moi, car même si je connaissais déjà Kagawa et Takamatsu, j’ai réellement pu découvrir les îles de la Préfecture grâce au voyage de Shikoku Muchujin. Je connaissais déjà Ogijima (qui m’avait séduit au point de nommer mon blog après elle) et Shōdoshima, mais ce voyage m’a vraiment permis d’apprendre à les connaître (ces deux-là ainsi que quatre autres) beaucoup plus en profondeur.

De plus, le Festival International d’Art de Setouchi permettait de les présenter sous un jour unique, en faisant d’elles un lieu festif et culturel, sans jamais occulter les problèmes (surtout démographiques) auxquels elles doivent faire face et tout en proposant de vraies solutions potentielles. En d’autres termes, l’intérêt de ce Festival n’était pas uniquement culturel et artistique, mais aussi et surtout sociologique.

 

Qu’est-ce qui vous a le plus séduit(e) ?
De pouvoir mieux découvrir les cultures et identités uniques de chaque île de la région. Mais plus que tout, ce sont les rencontres humaines avec certains habitants et artistes qui m’ont le plus séduit et marqué.

 

A votre retour en France, avez-vous eu l’opportunité de continuer d’une manière ou d’une autre à faire parler de Shikoku. Si oui, comment ?
Je parle de Shikoku et essaie de la faire découvrir presque tous les jours à travers mon blog et les rencontres que je fais grâce à lui. Plusieurs de mes lecteurs m’ont dit qu’ils comptent maintenant visiter Shikoku grâce à mon blog alors qu’ils n’y avaient pas forcément pensé auparavant.
Que souhaiteriez-vous visiter ou que voudriez-vous faire si vous deviez revenir à Shikoku ? Quel est votre actualité du moment ?
Je réponds à ces deux questions à la fois, car mon actualité du moment c’est que je déménage au mois de novembre pour… Shikoku !

Je m’y installe pour une durée indéterminée, peut-être de manière permanente. De quoi l’avenir sera fait, nul ne le sait, mais j’espère pouvoir contribuer à la vie locale de mon mieux, en particulier, pouvoir participer à la revitalisation des îles de la région de Setouchi d’une manière ou d’une autre.

 

 

 

 

GAGNANTS DU TIRAGE AU SORT DES BILLETS D’AVION.

anneAnne Plonquet
写真集

Je m’appelle Ravo Randria. J’ai accompagné en octobre 2010 mon amie Anne Plonquet qui avait gagné un billet aller-retour pour Takamatsu. Nous avions participé au concours sur le stand de Shikoku Muchujin à la Japan Expo.J’ai toujours été intéressée par le Japon et la culture japonaise au travers de différents sujets. Comme beaucoup de trentenaires, j’ai été bercé par les animes japonais à la télévision. La culture japonaise à la fois semblable et différente de la culture occidentale m’intrigue beaucoup.Mon voyage a Shikoku a été mon premier contact avec le Japon et cela m’a permis de replacer l’idée que je me faisais du Japon avec sa réalité.

 

Quel(s) souvenir(s) gardez-vous de votre  séjour en Shikoku ?
Avoir mon premier contact avec le Japon à Shikoku constitue pour moi un avantage. En effet, j’ai pu apprécier une culture japonaise peut-être plus authentique, comparée au mode de vie d’une grande métropole comme Tokyo. Dès les premiers pas dans Takamatsu, j’ai apprécié le calme et le rythme de la vie japonaise.


Qu’est-ce qui vous a le plus séduit(e) ?

Finalement, ce voyage a Shikoku m’a vraiment transporté dans un pays différent représenté d’un côté par l’art du jardin au Ritsurin Koen et de l’autre, la vie sur l’île d’Ogijima. Par ailleurs, j’ai pu faire l’expérience des onsen dans le très beau cadre du Dogo Onsen de Matsuyama.


A votre retour en France, avez-vous eu l’opportunité de continuer d’une manière ou d’une autre à faire parler de Shikoku. Si oui, comment ?

J’ai essayé de partager cette expérience différente du Japon au travers de mon blog et en conseillant vivement la visite de Shikoku comme destination au Japon, en particulier pour ceux qui désirent faire de la marche.


Que souhaiteriez-vous visiter ou que voudriez-vous faire si vous deviez revenir à Shikoku ?

Si je devais revenir à Shikoku, je pense que j’irai en premier lieu dans la vallée d’Iya et sur d’autres îles de la mer intérieure de Seto.

 

 

 



奥さんの写真集

Ioan Marian : informaticien, marié depuis 11 ans, aime le changement, la nouveauté. Passionné de photographie et de musique, Ioan est un optimiste, sa devise : “tout (ou presque) est possible !”
Il faut imaginer, oser,et un jour les rêves deviendront réalité.


 

Quel(s) souvenir(s) gardez-vous de votre  séjour en Shikoku ?
Je garde des très beaux souvenirs du séjour en Shikoku passé avec ma femme en novembre 2010. Une place à part a été la visite au musée de Kagawa, où nous avons porté les costumes traditionnelles.

Qu’est-ce qui vous a le plus séduit(e) ?
Nous avons été séduits par les parcs (d’abord Ritsurin Koen, qui était juste devant l’hôtel où nous avons été les 3 premiers jours), par la propreté des rues, par la diversité des magasins (dans la gallerie commerciale des Arcades), mais aussi les marches à Konpira San et le château à Marugame.


A votre retour en France, avez-vous eu l’opportunité de continuer d’une manière ou d’une autre à faire parler de Shikoku. Si oui, comment ?
A notre retour en France j’ai posté des photos faites au Japon sur les sites Flickr, sur Picassa, j’ai raconté à tous mes proches (la famille, les amis, les collègues de travail) cette belle période. Ensuite j’ai écrit un blog où j’ai mis plus de détails. Il y a des collègues de travail qui ont planifié de visiter le Japon en 2012, je les ai donné des avis et conseils.


Que souhaiteriez-vous visiter ou que voudriez-vous faire si vous deviez revenir à Shikoku ?
Si nous revenions à Shikoku, nous aimerions aller à l’île de Shodoshima que nous n’avons pas eu le temps de visiter et le village Shikoku Mura, qui était fermé (c’était un jour férié quand nous avons été).
Et nous aimerions revoir le parc Ritsurin Koen et les galleries des Arcades.