Balade Haïku dans l’île de Shikoku (du 12 au 28 septembre 2012)

Conférence “Histoire du Japon et Haïkaï Haiku” 


Rêves de France
L’apparition de l’automne
Sur les routes de Sanuki

Invités français
Savoir combien de temps rester
à l’ermitage

Marche déterminée
Au travers des averses d’automne
Tombe de Sokan dans la montagne

île d’accueil
D’un ancien étudiant
Pèlerins en automne

Précieux invités
Offrande de saké
Le sourire de Hosai

“À l’automne 2012, j’ai eu la chance de faire la connaissance de quatre poètes de haïku français. Lorsque je donnais une conférence sur «ka-cho-fu-getsu” au Temple Buson, j’ai senti leur fort enthousiasme pour en apprendre plus sur le haïku. Plus tard je les ai amenés à la maison Ichiya-an, où le père du haïku, Yamazaki Sokan, y a vécu ses dernières années. J’ai expliqué pourquoi il avait baptisé l’ermitage ainsi, et son sens de l’humour dans ses haïku. J’ai également eu la chance de leur montrer l’ïle de Shodoshima, où j’ai l’habitude d’enseigner dans une école secondaire. L’un des mes plus anciens élèves de 50 ans nous a offert des boules de riz. Nous avons visité la tombe de Ozaki Hosai et y avons versé du saké (sa boisson préférée). Ce furent les moments les plus heureux de ma vie. Je suis honoré d’avoir passé du temps avec ces haïkistes français dont je rêve depuis longtemps de visiter le pays”.

M. Noguchi Masazumi  (Lauréat du prix Kagawa  Kikuchi Kan)

 

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 “Echange France-Japon autour du Haïku”

Nous tenons à adresser un message aux visiteurs français de l’ermitage “Isso-An” à Matsuyama, dernière demeure du poète haïkiste Santoka. Nous les avons accueillis avec un bouquet de fleurs de cosmos et de plants de riz, et leur avons fait connaître les trois choses suivantes :

1. Comprendre le haïku au travers du biwa (luth japonais).
2. Comprendre le haïku au travers la calligraphie
3. Comprendre le haïku au travers du takuhon (technique d’impression basé sur l’application d’une feuille de papier sur une pierre gravée).

Nous avons récité des haiku célèbres de Santoka au son de l’accompagnement d’un luth japonais. Ces haïkistes français ressemblait à de vrais japonais en écrivant leur haïku à l’aide d’un pinceau et d’encre.

 

Haiku des participants :

Deux langues
en automne à Matsuyama
Japonais et français
 Akio Konishi (Sous la direction du haïku magazine, Shiki-Shinpo)

Lumière automnale
atteignant le papier japonais
le rend plus blanc
Kazuko Hongo (vice-président, Association Haiku Moderne de Ehime)

Un voyageur
sous les arbres, sur les pierres
la voix de l’automne
Kaishi Ito (Haïkiste)

Chaude journée d’automne
J’accueille des amis
du pays de Camus
Shinji Kumano (Responsable du NPO Santoka Club)

Un papillon d’automne
se pose sur la pierre haïku
à l’hermitage Issoan
Nanae TAMURA (consultant de carrière, Université d’Ehime)

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Conférence “Renga, Tanka, et Haiku”

Connexion autour du Renga
Avec des amis étrangers
Chaleur d’été persistante 

“En dépit des chaleurs d’été persistantes, j’ai passé un excellent moment à parler avec les quatre haïkistes français accompagné de l’apaisant tintement du “furin” (cloche à vent) de la maison de Mme Ozaki, près du château de Marugame. Le “renga” est une forme littéraire qui génère des idées et des images inattendues en rassemblant des personnes au caractère différent. J’ai été surpris et ému par le fait qu’ils avaient tous un véritable engouement pour le renga. En repensant à cette journée, je suis certain que l’échange de mots dans une pièce de style japonais lui-même peut être appelé “renga”. J’espère que nous pourrons approfondir davantage notre compréhension du renga et rechercher de nouvelles possibilités dans la littérature moderne, à la fois en France et au Japon”.

M. Taki Shuzo (lauréat du prix Akutagawa)

 

“Chaque année, je découvre avec enthousiasme les projets de l’ Association Shikoku Muchujin. Alors, quand j’ai appris cet été que quatre haïkistes venaient de France, j’ai commencé à étudier les règles de composition du haïku. Cependant, il n’était pas du tout facile de traduire leurs poèmes français d’abord en anglais, puis en japonais. Maintenant je suis soulagée, j’ai réussi à mener à bien ma tâche et j’adresse mes remerciements à Noguchi Sensei,Mme et M.Gotani pour leur aide. Ces deux semaines passées en compagnie de ces 4 poètes français, ont été comme un tour de montagnes russes : tout est allé si vite ! Et maintenant je me demande si tout ceci n’était pas qu’un rêve. Ce fut un grand honneur et un plaisir de rencontrer ces quatre haïkistes talentueux, ainsi que Yukawa sensei et M. Oshita. J’essaie de composer un ou deux haïku lorsque j’en ai l’occasion, moi qui ai la chance de vivre ici, au Japon, où les 4 saisons sont si distinctement marquées”.

 Mme Atsuko Taoka (traducteur et interprète en anglais)

 

 

Troncs de pins

Dédale à l’ombre tortueuse

Clair ciel d’automne
 

“Le 25 Septembre 2012, j’ai organisé un rassemblement au sein du pavillon de thé Kikugetsu-tei du Parc Ritsurin dans le cadre du “Balade Haïku dans l’île de Shikoku», parrainé par Shikoku Muchujin (Japon) et Association Japon Auvergne-Nippon Auvergne -JANA- (France). Quatre haïkistes français se sont mêlés aux locaux et ont habilement pris la plume pour célébrer la superbe nature et l’aménagement paysagé d’un des plus beaux jardins que compte le Japon. Tous ont apprécié le thé vert et les confiseries, de lire leur haïku à haute voix et ont partagé leurs opinions avec l’assemblée lors de ce rassemblement des plus agréables.
Plus tard dans l’après-midi, j’ai été très heureux de les rejoindre pour participer à une conférence sur le haïku tenue par le poète Yukawa Miyabi. Je pense que tout le monde a beaucoup appris sur le haïku et sur nos cultures respectives au cours de cet échange à la signification profonde”.

M. Chris McCabe
(Coordinateur des Relations Internationales de la Division des Affaires Internationales de la Préfecture de Kagawa)


 

 

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Réunion conférence rapport “Haiku et Culture Japonaise”

“Les projets initiés par l’association Shikoku Muchujin ont, je crois, une résonance à l’ internationale beaucoup plus importante que ce que peuvent imaginer les habitants de Shikoku.

Par exemple, lorsque nous diffusons des informations sur les charmes culturels de Shikoku, le plus souvent ce sont les locaux qui les réceptionnent en premier lieu. Cependant, il y a deux facteurs très importants que nous ne devrions pas oublier lorsque nous diffusons une campagne d’information. Le premier est le “degré de réceptivité des destinataires” et le second est leur action après réception de l’information.

En ce sens, l’idée de Shikoku Muchujin est très innovante. Nous pouvons dire que c’est comparable au Web 2.0. Shikoku Muchujin invite des européens sélectionnés pour leur intérêt pour la culture japonaise et les laisse diffuser des informations culturelles et touristiques au travers de leur blog et des réseaux sociaux.
Cette année, le thème du séjour organisé par l’association était le haïku. Je suis déjà impatient de savoir quel sera le thème de l’année prochaine.

M. Yoshiyuki Oshita (Responsable du Centre d’Art et de Politique Culturelle au Mitsubishi UFJ Research and Consulting)

 

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“Il aura fallut, à Madame Gotani et moi même, toute une année de préparatifs minutieux pour organiser le Shikoku Haiku Tour 2012. Nous avons voulu créer une évènement de qualité basé sur l’échange culturel avec les locaux, et non une simple projet de promotion touristique. Je pensais pouvoir rembourser les sponsors en brisant la barrière de la langue et en développant davantage l’univers du haïku.

Je tiens à exprimer ici ma plus profonde gratitude aux collectivités locales, aux entreprises et aux bénévoles qui ont permis la réussite de ce projet. Merci beaucoup encore une fois”.

Mme. Mie OZAKI (Responsable de Shikokumuchujin)